Des avis de films...

 

drapeaux de papier (Les) (Nathan Ambrosioni)

note: 5Les drapeaux de papier Stéphane - 17 juillet 2019

Un film d'une très belle justesse, à travers les retrouvailles d'un frère (tout juste sorti de prison) et de sa jeune sœur qu'il n'a pour ainsi dire pas connue suite à son incarcération. Une histoire prenante magnifiée par le talent hors norme de Guillaume Gouix et de Noémie Merlant. Des sentiments exacerbés et pudiques à la fois. Une bouffée d'émotion.

Sing street (John Carney)

note: 4Une petite note de nostalgie Linda - 5 janvier 2019

Simple mais efficace ! On passe un très bon moment à suivre cette bande de copains attachants qui tentent de créer leur propre groupe de rock malgré les obstacles et les critiques ; le tout ponctué d’une bonne dose d’humour, mais aussi de tendresse, et de musiques pour la plupart entraînantes, style « rock » des années 80’. Une très belle surprise ! A voir.

Wonder (Stephen Chbosky)

note: 5Wonder SD - 4 janvier 2019

Très beau film qui montre comment les enfants peuvent être méchants face à un enfant différent, mais rassurez-vous tout se termine bien. Pensez aux mouchoirs quand même…

Irréprochable (Sébastien Marnier)

note: 4Un très bon Thriller Delphine - 4 décembre 2018

Quoique un peu prévisible pour les amateurs du genre, mais très divertissant et de quoi passer un bon moment

Faute d'amour (Andrej Zvâgincev)

note: 5Нелюбовь Anna - 13 novembre 2018

Une véritable fresque de la société russe d'aujourd'hui, ce film capte l'image d'une jeune génération repliée sur elle-même et préoccupée principalement par sa réussite personnelle. Absorbés par les futilités (médias, réseaux sociaux), aveuglés par leur égoïsme, les personnages de cette drame en oublient des choses bien plus importantes... Le titre transmet très bien le message principal qui dépasse les frontières de la Russie et devient un message universel. En regardant ce film, on espère surtout surtout ne jamais ressembler à ce couple effrayant et on se questionne aussi sur nos propres rapports avec nos enfants et nos proches.

Grave (Julia Ducournau)

note: 5Gravement bien Emmanuel - 9 octobre 2018

« Jamais deux filles ma chérie, c'est trop de soucis » dit un père à l'une de ses filles. Les deux enfants en question se retrouvent dans la même école vétérinaire. L'ainée y est depuis deux ans. La benjamine vient d'y rentrer, alors qu'elle n'a que 16 ans. Comme ses camarades, elle subit, présence de sa sœur ou non, un bizutage. La première épreuve consiste à manger un rein de lapin cru, ce qui est inconcevable pour elle, étant végétarienne comme le reste de sa famille. Du reste son corps réagit mal : des plaques rouges apparaissent. De nouvelles pulsions lui viennent, lesquelles ne feront qu'augmenter.
Les bons films de genre francophones ne sont pas légion. Avec « Grave », le spectateur a trouvé de quoi se sustenter

Detroit (Kathryn Bigelow)

note: 5Detroit Jérôme - 28 septembre 2018

Après deux films de guerre qui collaient au plus près de la réalité des individus, Kathryn Bigelow s’empare d’un autre sujet polémique avec toujours la même dextérité. En s’intéressant aux émeutes de Détroit durant l’été 1967, elle réalise un nouveau film sans concession, ou le racisme, la violence et l’injustice sont montrés sous leur jour le plus cru. Avec des scènes difficilement soutenables durant lesquelles la réalisatrice prend le temps de nous faire éprouver le calvaire d’un groupe de jeune gens aux destins différents mais perçus comme une entité nuisible, le film pourrait n’être perçu que comme dérangeant et sadique, mais cela lui confère au contraire une puissance de dénonciation qui ne sera jamais comparable aux atrocités qu’il dénonce. Ce procédé est d’autant plus efficace qu’ici il n’y a pas de bons sentiments, de moralisme ou de personnage qui endosserait le rôle du gentil voulant rétablir la justice. Le récit est mené à la manière d’un témoignage et la mise en scène se rapproche du documentaire de terrain, caméra à l’épaule, se concentrant sur un évènement pour dénoncer une idéologie.
Pour autant, Detroit sait également montrer avec subtilité les brisures invisibles des individus tels que Larry, chanteur aux portes de la reconnaissance qui, marqué à jamais, devra renoncer à son rêve. Le film fait également ressentir la lutte intérieure de l’agent de sécurité que l’on perçoit tiraillé par la culpabilité mais entravé dans une sorte de devoir qu’impliquerait l’uniforme. Et en effet, l’uniforme est dénoncé dans Detroit en tant que représentant aveugle du pouvoir. De l’agent de sécurité d’une épicerie au garde national, tous ont laissé en revêtant le costume leur part de libre arbitre, de discernement et d’humanité. Comme si cette seconde peau avait l’indéfectible pouvoir de recentrer celui qui le porte. On le voit bien avec Dismukes qui tente timidement d’apaiser les tensions mais reprend toujours malgré lui son rôle, ou encore avec la police du Michigan qui ferme les yeux sur ce qu’elle aimerait stopper, mais aussi avec le militaire de la Garde nationale qui suit le mouvement sans conviction. Et si un soldat surgit pour faire échapper l’une des victimes, ce sera par un geste isolé et furtif. Mais cet uniforme n’est pas imperméable à la ségrégation : que ce soit dans la séquence d’ouverture qui marque le point de départ des émeutes, une fête privée qui célèbre le retour du Vietnam d’un soldat noir, ou dans celle montrant l’humiliation et la torture du vétéran Greene dans le motel, cet habit ne portera aucune valeur aux yeux des policiers.

Vivre, mourir, recommencer (Doug Liman)

note: 5Très bon film de SF David B. - 26 décembre 2017

Comme dans le film Un jour sans fin avec Bill Murray, notre héros revit indéfiniment le même jour... à une différence près, il lui faut au préalable mourir.

Le scénario est bien ficelé, les personnages hauts en couleur sont bien emmenés par les acteurs Tom Cruise, Bill Paxton et la magnifique Emily Blunt, on ne s'ennuie pas une minute !

Neon Demon (The) (Nicolas Winding Refn)

note: 1Une superbe performance visuelle ... mais inconsistante. Sybill - 13 décembre 2017

Ce film est à la fois fascinant, troublant et vraiment dérangeant. Une satire très réussie du monde de la mode et de la publicité, certes. Le message est donc bien compris et transmis : il faut être prêt à tout, y compris à "bouffer" ses rivales si l'on veut réussir. Le prix à payer est de perdre son humanité. Le thriller fait penser tour à tour à Mulholland Drive et Black Swan (pour le côté délire schizophrénique). Mais l'intrigue reste malheureusement superficielle et d'une inconsistance déplorable. Enfin, les scènes de violence sont tout simplement écœurantes. Dommage !

Demain tout commence (Hugo Gélin)

note: 5Un film très émouvant Marjorie - 27 août 2017

Sam (joué par Omar Sy) est un français qui vit sa vie en se souciant de rien. Mais du jour au lendemain, il se retrouve avec un bébé de 3 mois dans les bras qu'il va devoir élever seul à Londres. Huit ans plus tard, la mère revient soudainement...
Un film d'une incroyable délicatesse et très émouvant. On passe par beaucoup d'émotions : rire, pleurs, colère, tristesse... Il est difficile d'être parent, mais ce film veut montrer qu'il faut profiter de chaque instant, qu'ils soient joyeux ou malheureux, malgré les erreurs que l'on peut commettre en cours de route.
J'ai eu un gros coup de coeur pour ce film.

Alliés (Robert Zemeckis)

note: 4Les yeux rivés à l'écran. Sybill - 13 juin 2017

Marion Cotillard est au summum de son talent. On reste scotchés et en hapnée jusqu'au dénouement final très touchant. Une belle réussite du point de vue des émotions que ce film procure et pas que ...

My Sweet Pepper Land (Hiner Saleem)

note: 5Drame au Kurdistan DamienR - 5 mars 2017

Un film magnifique, tant par la photo que les personnages. L'histoire est riche : au cœur d'un Kurdistan irakien qui se cherche à la sortie de la guerre contre Saddam, attaqué par l'armée turque, plombé par les coutumes ancestrales et les petits seigneurs locaux. L'Histoire à laquelle se confrontent la petite histoire d'un homme et d'une femme différents.

Carol (Todd Haynes)

note: 1Ennuyeux Cyrielle - 24 décembre 2016

Avec un thème aussi passionnant que la condition des homosexuelles dans les années 50' le film était promis à réussite totale. Malheureusement peu de chose sur la pression de la société, de ses institutions, de la domination masculine sur le foyer.. Tout est plat et les quelques pistes abordées notamment lorsqu'elle évoque qu'elle suit des séance thérapeutiques reste bien superficielles.
Le film peut être trop ambitieux, est d'un ennui complet que même l'amourette entre les deux personnages ne viendra pas sauver.

Cafe Society (Woody Allen)

note: 3Plutôt réussi malgré quelques réserves... Sybill - 27 octobre 2016

On se laisse prendre par le film, malgré un début quelque peu lent, à tel point, que lorsque le générique de fin apparaît, on est surpris que ce soit déjà fini. Il est seulement regrettable que certains jeux d'acteurs soient un peu trop surfaits malgré un très bon casting. A voir !

Marguerite (Xavier Giannoli)

note: 4Une cantatrice singulière Emmanuel - 19 mars 2016

Marguerite souhaite autre chose qu'accompagner son mari dans des dîners, jouer à la femme d'intérieur ou faire du shopping. Lorsque débute le film, elle donne, à la manière d'une diva, un spectacle privé, sauf qu'elle y chante comme une casserole. Elle est la seule à ne pas s'en apercevoir. Son mari n'ose lui dire la vérité. Il paye les spectateurs pour qu'ils l'applaudissent alors que lui-même s'arrange pour ne pas être présent. Tout va bien jusqu'au jour où Marguerite rêve plus grand : elle a envie de se produire à l'opéra. Elle découvre le milieu artistique parisien des Années folles. Un monde cruel pétri de faux semblants qui berce d'illusion la cantatrice en herbe pour mieux profiter de son argent. Le réalisateur Xavier Giannoli réalise un portrait d'une femme, touchante dans sa naïveté, comme dans sa folie. Ce film glaçant, inspiré de la vie de Florence Foster Jenkins, tient en haleine jusqu'au bout, en raison peut-être des personnages complexes et diablement incarnés. Catherine Frot et Michel Fau y sont magistraux.

Réalité (Quentin Dupieux)

note: 4Mort de rire Tiphaine - 12 mars 2016

C’est comme regarder une œuvre d’Escher, mais en film… Subtil, intelligent, très bien fait, une mise en abîme barrée et très drôle !!

cri du sorcier (Le) (Jerzy Skolimowski)

note: 4un film fantastique... Tiphaine - 24 février 2016

... typique des films du genre des années 1970, qui suscite malaise et fascination, des acteurs excellents, une musique et des sons incroyables, une mise en scène et un montage déstabilisants : un film qui marque. Et la scène du cri dans les dunes est tout bonnement saisissante !!

Blancanieves (Pablo Berger)

note: 5Blanche Neige revisitée Camille - 4 février 2016

Ce film transpose le conte de Blanche-Neige dans l'Espagne des années 1920, dans le milieu de la tauromachie. Réalisé en 2013, en noir et blanc et muet, "Biancanieves" fascine le spectateur par la beauté de ses images et par son montage intelligent. Un petit chef d’œuvre !

Réalité (Quentin Dupieux)

note: 5Réalité Jérôme - 20 janvier 2016

Trublion de l’electro fin de siècle, devenu réalisateur depuis 2001 et son Nonfilm manifeste, Quentin Dupieux fait débarquer des ovnis dans le paysage cinématographique français. Friand de l’humour décalé d’Eric et Ramzy il embauche le duo pour Steak, très bon film rétro-futuriste, échec public mais fédérateur d’une poignée de fidèles aficionados. C’est avec le chef-d’œuvre Rubber que Dupieux atteint le statut d’auteur avant de connaître une légère baisse de régime pour enfin revenir au sommet avec le génial Réalité. Voici l’occasion pour lui de mettre enfin en scène son idole de jeunesse et c’est comme une évidence, la pièce manquante à cet univers singulier. Alain Chabat excelle dans la peau d’un caméraman en quête de financement pour son projet de film d’horreur. Mais, par-delà cette prestation (et celles remarquables de Kyla Kenedy et Jonathan Lambert), Réalité se révèle en concentré de l’art de Dupieux où se côtoient absurde et logique, linéarité et perte temporelle, montage érudit de la pellicule comme de la bande son (ici un extrait de Music With Changing Parts de Philip Glass transformé en boucle hypnotique). Tout cela au service d’une vertigineuse mise en abyme.

Pride (Matthew Warchus)

note: 5Beau film contre les préjugés David B. - 30 décembre 2015

Pride est un grand film.
L'histoire est belle et inspirante. Les décors, les costumes nous replongent dans l'ambiance des années 80, avec un contexte de crise déjà...

Ne nous y trompons pas, si le propos et le fond du film sont graves, la forme est claire : c'est l'humour. Les scènes sont le plus souvent cocasses, on rit beaucoup !

Un grand et beau film contre les préjugés, qui montre à quel point deux communautés que tout oppose peuvent se rejoindre pour défendre une même idée.