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■ Derniers avis

 

Taqawan (Eric Plamondon)

note: 4Prix france - Quebec 2018 Myriam - 15 octobre 2019

L’auteur, d’origine québécoise et lauréat du prix France – Québec 2018, signe un roman engagé et politique où il dénonce la spoliation et l’humiliation dont sont victimes les indiens du Québec. Il mêle la fiction et le documentaire aux légendes indiennes. Taqawan qui signifie saumon est un des personnages du roman et également une métaphore. L’auteur saisit ainsi l’occasion de revenir aux origines du conflit et de la naissance du Québec et nous offre un hymne à la tolérance et à la découverte d’un peuple « les mig’maq », méconnu et ignoré, parqué dans une réserve. Un roman violent et subversif, nécessaire pour que « ce peuple ne se contente plus de vivre mais recommence à exister ».

voyages de Cosme K (Les) (Philippe Gerin)

note: 5Sublime ! Myriam - 12 octobre 2019

Un jeune homme, Cosme K., s’enfuit précipitamment de chez lui, sans laisser de lettre à sa famille. Fuyant un passé douloureux, il recherche dans cet exil un apaisement, une réconciliation avec lui-même, espérant mettre fin à ses terreurs nocturnes. Ses pas le mèneront de la Norvège à Singapour en passant par la Sibérie. Des rencontres bienveillantes scelleront son destin et relieront ces voyages entre eux. La construction de ce roman est originale. A la fin de chaque voyage, la parole est donnée à son petit frère qui suit ses traces dix ans plus tard et tente de comprendre le geste d’abandon de son frère et de le retrouver. Cosme K. est un personnage attachant et énigmatique. Le lecteur met les pas dans les siens et épouse sa souffrance et sa quête. Il est tenu en haleine jusqu’au dénouement bouleversant lorsque son passé est enfin révélé, ainsi que la raison pour laquelle la lettre K est accolée à son prénom. Un magnifique roman sur la réconciliation et le pardon. Une atmosphère contemplative et méditative dans des paysages majestueux et envoûtants.

Oyana (Eric Plamondon)

note: 4Engagé ! Myriam - 12 octobre 2019

L’auteur nous offre une fois de plus un magnifique roman sur l’engagement et l’exil politique où, comme dans Taqawan, il mêle l’histoire politique, celle du pays Basque et de l’ETA, à l’histoire personnelle, celle d’Oyana, activiste puis victime de l’ETA. Exilée depuis 23 ans à Montréal, elle profite de la dissolution de l’ETA pour revenir sur les terres de son enfance, le pays Basque. C’est une étape nécessaire pour se confronter à la violence de son passé, affronter ses démons et expier sa faute qui la ronge et ainsi faire la paix avec elle-même. Elle explique sa fuite à son mari, qu’elle quitte, dans de nombreuses lettres émouvantes où elle lui révèle son identité et son secret, pour ne plus vivre dans le mensonge. L’auteur évoque le combat de l’indépendance pour le Québec sans le comparer. Même si ce n’est pas les mêmes armes qui ont été utilisées ni les mêmes choix, ce n’est pas anodin qu’il ait été sensibilisé par le problème basque. Il se fait ainsi le chantre d’une lutte des peuples pour qu’au moins leur langue soit reconnue.

bal des folles (Le) (Victoria Mas)

note: 4En sélection pour plusieurs prix littéraires Yann - 10 octobre 2019

1er roman émouvant qui dénonce avec efficacité la condition de la femme au 19ème siècle. On suit le destin d’Eugénie, internée sur ordre de son père car elle dit voir des morts. Dans cet environnement de femmes, elle va croiser des épileptiques, des hystériques, des suicidaires, des victimes d'abus, des femmes pour la plupart dont l'état ne relève pas de la psychiatrie, placées ici au bon vouloir des hommes. Toutes sont suivies par le célèbre Dr Charcot dont les méthodes ressemblent plus à un spectacle qu'à un traitement. Comment Eugénie peut-elle espérer s'enfuir dans de telles conditions? Prix Première Plume 2019 du Furet du Nord et Prix Stanislas 2019. (Laurence)

19 femmes (Samar Yazbek)

note: 4Quand les syriennes ont la parole Yann - 10 octobre 2019

Samar Yazbek se fait porte-voix de ces femmes qui ont vécu le pire. Avec leurs mots, elle donne à voir la vie des civiles syrienne du début de la guerre en 2011 jusqu'à aujourd'hui. Des récits à la fois bouleversants, dérangeants parfois choquants mais toujours nécessaires pour nous ouvrir les yeux. Des portraits de femmes engagées, libres voire rebelles. (Elisabeth)

Protocole gouvernante (Guillaume Lavenant)

note: 4Un 1er roman OLNI (objet littéraire...) Yann - 10 octobre 2019

1er roman d’un auteur metteur en scène. De construction originale, ce roman se lit comme un protocole donné à une jeune femme qui doit suivre les ordres qui lui sont donnés : se faire engager comme gouvernante d’une petite fille par une famille d’un quartier bourgeois. Puis petit à petit, organiser le désordre et semer la discorde dans la maison… mais dans quel but ? Ecrit à la 2ème personne du pluriel et au futur « Vous irez sonner chez eux un mercredi. » Un livre dont il est difficile de parler car il ne faut pas trop dévoiler l’histoire pour laisser à chacun le loisir de se laisser happer par une intrigue intelligemment construite, prenante et originale. (Laurence)

Sale gosse (Mathieu Palain)

note: 3Un style percutant Yann - 10 octobre 2019

Nous suivons le quotidien d’éducateurs de la PJJ (Protection Judiciaire de la Jeunesse) en milieu ouvert ainsi que de jeunes placés. Et plus précisément de Marc et sa collègue Nina qui suivent le jeune Wilfried, viré de son club de foot pro, la rage au ventre, qui couve une crise identitaire et affective. C’est une langue brute, simple, dénué d’artifices, celle du quotidien de la rue, la langue des éducateurs, celle des parents, des juges ; la langue des jeunes, celle de la cité, des immigrés. On comprend les difficultés de cette profession, et l’abnégation de ces « éducs » placés « au front ». Cela me rappelle Fief, 1er roman de David Lopez sorti en 2017. 1er roman.

Mer à l'envers (La) (Marie Darrieussecq)

note: 4Quand une croisière sur mer bouleverse une vie entière Yann - 10 octobre 2019

Ce livre est la rencontre de Rose, psychologue à Paris, en croisière avec ses enfants, et de Younes, jeune nigérian qui manque de faire naufrage en voulant passer les frontières. Sur le bateau qui porte secours à l’embarcation de migrants Rose, porte son attention sur le jeune homme et lui offre les vêtements et le portable de son fils. Ce téléphone sera alors le lien qui les unira. Tout le long du livre on suit les questionnements de Rose, ceux essentiels comme les plus insignifiants. Les idées sont lancées pêle-mêle, on pourrait presque s’y perdre. Mais on reste ancré dans les pages du roman, happé par l’écriture poétique et hachurée de l’auteure. Rose nous pose la question de l’engagement, le porter secours jusqu’où? Rose est héroïque mais seulement par moments… Le roman soulève aussi la question de la quête d’ailleurs, et pas seulement des migrants. (Marlène)

Journal de L. (Christophe Tison)

note: 4les confessions de Lolita Yann - 10 octobre 2019

Quelle idée audacieuse d’inventer le journal intime d’un personnage de roman ! Et pas n’importe lequel ! Lolita, de Nabokov. Et quel défi que de se mettre à la place d’une ado américaine de 12 ans au lendemain de la guerre. Et l’auteur parvient à rendre plausible ce tour de force littéraire. Le journal commence là où se termine le roman de Nabokov : la mère de Lolita est morte, elle se retrouve seule avec son prédateur sexuel de beau-père. Commence pour elle une longue traversée du pays, beaucoup de routes, de paysages, de rencontres plus ou moins joyeuses. Le journal est découpé en 5 parties comme autant de rencontres décisives dans sa jeune vie. Comment se (re)construire quand on a vécu le pire ? Comment rester une enfant quand le monde adulte vous a broyé ?

Ceux que je suis (Olivier Dorchamps)

note: 4Une histoire franco-marocaine Yann - 10 octobre 2019

Marwan est français. Ses parents sont arrivés en France alors qu’ils étaient jeunes parents. Il a vécu à Clichy avec 2 frères que tout oppose. Leur père garagiste meurt et ils apprennent que sa volonté est de se faire enterrer au Maroc. Pourquoi ? Alors que toute sa famille est en France. Marwan a été choisi par son père pour accompagner le cercueil dans l’avion. Il est accompagné par un ami de son père et accueilli sur place par sa grand-mère qui lui révèle de nombreux secrets. De ce voyage Marwan reviendra bouleversé. L’auteur dépeint finement la difficulté des enfants d’origine… parfois français, parfois arabe, jamais à la bonne place. Bonnes réflexions sur la double nationalité, sur la notion d’identité. Rapport ambigu des origines, déracinement, intégration… Ecriture pudique et délicate. 1er roman. (Maud)

Vie en chantier (La) (Pete Fromm)

note: 4Encore un bon roman chez Gallmeister Yann - 10 octobre 2019

Deux ans dans la vie de Taz dont la femme meurt en accouchant de leur fille. A essayer de faire son deuil, tout en travaillant comme un forcené pour maintenir sa vie à flot, finir de retaper sa maison, s’occuper d’un bébé... Il est aidé par Rudy, son meilleur ami, sa belle-mère et une super baby-sitter… et toujours dans le souvenir de Marnie tant aimée. Les personnages attachants, les paysages du Montana superbement décrits, l’écriture simple et vraie qui raconte des choses essentielles de la vie sans en avoir l’air. L’auteur nous entraine dans cette histoire touchante qui se lit d’une traite. (Laurence)

été meurt jeune (L') (Mirko Sabatino)

note: 4Un 1er roman italien très réussi Yann - 10 octobre 2019

Le bandeau annone « Le 1er roman qui a bouleversé l’Italie ». Il dit juste. Ce roman d’un auteur italien de 41 ans est une petite merveille ! L’histoire d’une amitié entre trois gamins de 12 ans d’un village des Pouilles vivant dans des familles « en marge ». Sans arrêt en lutte contre la bande rivale, ils vont sceller un pacte de solidarité à vie. Les escarmouches sont celles de gamins jusqu’au jour où les offenses touchent quelque chose de plus intime. Le roman bascule alors de la comédie au drame. Roman initiatique sur le passage à l’âge adulte, le tout dans une langue fluide, parfois poétique. Dommage que la fin soit quelque peu mélodramatique, selon moi. (Une lectrice)

Boy Diola (Yancouba Diémé)

note: 4ou l'expérience de l'immigration Yann - 10 octobre 2019

« Boy Diola », c’est ainsi qu’on appelait le villageois de Casamance venu à Dakar pour trouver du travail. Ce villageois, c’est toi, mon père, Apéraw en diola. Yancoubia Diémé, écrivain diplômé du master de création littéraire de l'université Paris 8 raconte ici l'épopée paternelle : une traversée en bateau du Sénégal à Aulnay-sous-Bois. Un récit morcelé entre l'Afrique et la France, le monde contemporain et les années 70. L'auteur donne voix aux immigrés anonymes, aux travailleurs étrangers mais aussi à la deuxième génération. Une authentique histoire écrite avec humour et gravité qui se lit d'une traite. 1er roman. (Eli)

Patriotes (Les) (Sana Krasikov)

note: 4Une énorme saga familiale! Yann - 10 octobre 2019

1er roman d’une autrice américaine d’origine géorgienne. Saga familiale retraçant l’histoire méconnue de ces américains attirés par le système communiste soviétique sous le régime de Staline et abandonnés en URSS par leur pays. Nous suivons la vie de Florence Fein qui quitte Brooklyn pour une ville industrielle de l’Oural à la recherche d’un idéal d’indépendance et de liberté. Les chapitres alternent entre sa vie des années 30 à 50 et celle de son fils, en 2008, retourné vivre aux USA et qui revient pour son travail à Moscou. Il tente en même temps de découvrir les zones d’ombre de la vie de sa mère… Un excellent roman de 600 pages dense et prenant, rythmé. (Laurence)

Joie féroce (Une) (Sorj Chalandon)

note: 4De l'entraide et de la solidarité Yann - 10 octobre 2019

L’auteur est parti d’une dure réalité pour écrire ce roman : celle du cancer du sein dont sa femme a été atteinte. Les protagonistes : 4 femmes que les soins ont fait se rencontrer, soudées par la maladie. De cette rencontre naîtra une grande complicité, l’entraide, l’amitié, l’urgence de vivre au point de sceller un pacte secret pour une aventure rocambolesque, une folie que je tairai pour laisser subsister le suspens. Et face à cet acte de résistance, le mari de l’une d’elles fuit le foyer, se sentant dépassé. Peut-on l’en blâmer ? Comment réagirions-nous ? L’écriture est sensible, jamais voyeuriste. Le mot juste et précis. (Brigitte)

Rien n'est noir (Claire Berest)

note: 4Un couple mythique ! Yann - 10 octobre 2019

Pléthore d'écrits sur le couple mythique Frida Kahlo / Diego Rivera ont été publiés. L'auteure choisit de faire un récit non linéaire, ce qui est au début assez déstabilisant. Mais ensuite, on se laisse emporter par ce couple flamboyant, passionné. 4 couleurs et leurs nuances sont mises à l'honneur de manière poétique : le bleu pour illustrer l'accident de Frida et sa rencontre avec Diego, le rouge pour l'exil à New York et les fausses couches, le jaune pour le retour à Mexico et le déchirement du couple et enfin le noir. L'auteure a préféré la narration aux dialogues en distillant quelques phrases chocs : "J'ai été victime de deux horribles accidents dans ma vie, Diego, le premier c'est le tramway. L'autre c'est quand je t'ai rencontré". Pas besoin de connaître le couple pour lire ce roman pictural qui donnera envie de découvrir les peintures de ces artistes excessifs ! (Angeline)

Tous tes enfants dispersés (Beata Umubyeyi Mairesse)

note: 3"Vous êtes revenus vivants mais tout avait changé" Yann - 10 octobre 2019

1er roman d’une française d’origine rwandaise ayant survécu au génocide des Tutsi, souvent primée pour ses nouvelles. A travers le destin de trois personnages dont les voix alternent, elle revient sur cette histoire douloureuse, parlant surtout de l’après, de la reconstruction des survivants et de l’impact sur les générations suivantes. Surtout, il y a les destins de deux femmes résistantes qui cherchent un chemin de réparation pour leurs 'cœurs en lambeaux'. Le roman mêle la quête des origines et la question de la transmission des traumatismes, à une réflexion sur l'identité métisse, sur ceux qui, comme Blanche, ont le sentiment d'habiter 'une frontière', une place ambiguë, entre l'Europe et l'Afrique, et que reflètent leur peau, leur langue et jusqu'aux noms, donnés ou choisis, chargés de double sens. (Laurence)

Choses humaines (Les) (Karine Tuil)

note: 5Un roman d'actualité et très réaliste Marjorie - 9 octobre 2019

11è roman d’une auteure que je suis avec attention. Un roman qui prend son temps au début mais c’est pour mieux poser le contexte. C’est un roman choral où l’on suit 4 personnages : Claire, son ex-mari Jean, leur fils Alexandre et le nouveau compagnon de Claire, Adam. Les deux premiers sont très connus dans le milieu politique et journalistique Français où tout n’est qu’apparence. L’univers de tous s’effondre le jour où Alexandre est accusé de viol sur la fille d’Adam. Est-ce vrai ? Le procès répondra à cette question.
Un roman d’actualité où l’auteure, très engagée, montre toute la complexité des systèmes médiatiques et judiciaires français. Karine Tuil a beaucoup évolué entre son premier et son dernier livre et celui-ci est très travaillé. Elle a fait beaucoup de recherches pour rendre son livre très réaliste et son écriture est toujours aussi agréable et fluide. Encore un coup de coeur !
Seul petit bémol, une fin un peu rapide.

Si vous aimez ce livre n'hésitez pas à lire L'invention de nos vies

De pierre et d'os (Bérengère Cournut)

note: 4Un bel hommage à découvrir Myriam - 28 septembre 2019

Ce récit d'un destin exceptionnel, celui d'une femme ,Uqsuralik, est livré comme un témoignage nécessaire et urgent sur ce qu'était la vie des inuits et ce qu'elle n'est plus, altérée par l'homme blanc.
L'auteur écrit un récit ethnologique captivant.
Au rythme des saisons, elle témoigne des conditions de vie difficiles de ce peuple digne et hors du commun, dans une nature hostile et rude.
Le texte est entrecoupé de magnifiques chants, rythmant chaque étape de la vie, gage d'une certaine joie de vivre, de gratitude et de respect de la nature.
La couverture, au charme suranné, est à elle seule une invitation au voyage et à la rencontre.
Ce livre a reçu le prix FNAC 2019

Une longue impatience (Gaëlle Josse)

note: 4Une lecture poignante et inoubliable ! Yann - 27 septembre 2019

Malmené par son beau –père, Louis préfère fuir et disparaître en s’embarquant sur un cargo. Chaque jour, sa mère Anne, veuve de marin, attend inlassablement, et guette du haut d’un rocher le retour de son « petit ». Pour survivre et ne pas sombrer dans la folie, elle lui écrit des lettres qu’elle n’enverra pas où elle livre sa tristesse, ses regrets, sa vie. Et telle Pénélope, elle imagine et brode la réconciliation, la joie des retrouvailles et le festin de roi qu’elle lui préparera. L’auteur nous livre un récit intimiste, pudique et un très beau portrait de femme. Le lecteur s’allie à cette mère en partageant sa douleur et cette attente insupportable. Une fin sublime ! (Myriam)