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Critiques rédigées par Myriam

 

Taqawan (Eric Plamondon)

note: 4Prix france - Quebec 2018 Myriam - 15 octobre 2019

L’auteur, d’origine québécoise et lauréat du prix France – Québec 2018, signe un roman engagé et politique où il dénonce la spoliation et l’humiliation dont sont victimes les indiens du Québec. Il mêle la fiction et le documentaire aux légendes indiennes. Taqawan qui signifie saumon est un des personnages du roman et également une métaphore. L’auteur saisit ainsi l’occasion de revenir aux origines du conflit et de la naissance du Québec et nous offre un hymne à la tolérance et à la découverte d’un peuple « les mig’maq », méconnu et ignoré, parqué dans une réserve. Un roman violent et subversif, nécessaire pour que « ce peuple ne se contente plus de vivre mais recommence à exister ».

voyages de Cosme K (Les) (Philippe Gerin)

note: 5Sublime ! Myriam - 12 octobre 2019

Un jeune homme, Cosme K., s’enfuit précipitamment de chez lui, sans laisser de lettre à sa famille. Fuyant un passé douloureux, il recherche dans cet exil un apaisement, une réconciliation avec lui-même, espérant mettre fin à ses terreurs nocturnes. Ses pas le mèneront de la Norvège à Singapour en passant par la Sibérie. Des rencontres bienveillantes scelleront son destin et relieront ces voyages entre eux. La construction de ce roman est originale. A la fin de chaque voyage, la parole est donnée à son petit frère qui suit ses traces dix ans plus tard et tente de comprendre le geste d’abandon de son frère et de le retrouver. Cosme K. est un personnage attachant et énigmatique. Le lecteur met les pas dans les siens et épouse sa souffrance et sa quête. Il est tenu en haleine jusqu’au dénouement bouleversant lorsque son passé est enfin révélé, ainsi que la raison pour laquelle la lettre K est accolée à son prénom. Un magnifique roman sur la réconciliation et le pardon. Une atmosphère contemplative et méditative dans des paysages majestueux et envoûtants.

Oyana (Eric Plamondon)

note: 4Engagé ! Myriam - 12 octobre 2019

L’auteur nous offre une fois de plus un magnifique roman sur l’engagement et l’exil politique où, comme dans Taqawan, il mêle l’histoire politique, celle du pays Basque et de l’ETA, à l’histoire personnelle, celle d’Oyana, activiste puis victime de l’ETA. Exilée depuis 23 ans à Montréal, elle profite de la dissolution de l’ETA pour revenir sur les terres de son enfance, le pays Basque. C’est une étape nécessaire pour se confronter à la violence de son passé, affronter ses démons et expier sa faute qui la ronge et ainsi faire la paix avec elle-même. Elle explique sa fuite à son mari, qu’elle quitte, dans de nombreuses lettres émouvantes où elle lui révèle son identité et son secret, pour ne plus vivre dans le mensonge. L’auteur évoque le combat de l’indépendance pour le Québec sans le comparer. Même si ce n’est pas les mêmes armes qui ont été utilisées ni les mêmes choix, ce n’est pas anodin qu’il ait été sensibilisé par le problème basque. Il se fait ainsi le chantre d’une lutte des peuples pour qu’au moins leur langue soit reconnue.

De pierre et d'os (Bérengère Cournut)

note: 4Un bel hommage à découvrir Myriam - 28 septembre 2019

Ce récit d'un destin exceptionnel, celui d'une femme ,Uqsuralik, est livré comme un témoignage nécessaire et urgent sur ce qu'était la vie des inuits et ce qu'elle n'est plus, altérée par l'homme blanc.
L'auteur écrit un récit ethnologique captivant.
Au rythme des saisons, elle témoigne des conditions de vie difficiles de ce peuple digne et hors du commun, dans une nature hostile et rude.
Le texte est entrecoupé de magnifiques chants, rythmant chaque étape de la vie, gage d'une certaine joie de vivre, de gratitude et de respect de la nature.
La couverture, au charme suranné, est à elle seule une invitation au voyage et à la rencontre.
Ce livre a reçu le prix FNAC 2019

gratitudes (Les) (Delphine de Vigan)

note: 5nécessaire Myriam - 5 juin 2019

Après "les loyautés" , Delphine de Vigan aborde une autre valeur la gratitude .
L'occasion de s'emparer d'un sujet délicat et dérangeant : la place de nos aînés dans notre société , la vieillesse et la fin de vie, qu'elle traite avec humour, délicatesse sans sombrer dans le pathos.
Delphine nous invite à changer notre regard sur " nos vieux ", à cultiver la bienveillance, à ne pas hésiter à leur prendre la main pour les aider à partir dans la dignité.
Mischka, Marie et Jérôme nous rappellent l'urgence de ne pas oublier de remercier ceux qui nous ont aimés ou aidés.

Un roman bouleversant, des personnages attachants une écriture subtile et inventive.
Alors Merci Delphine ou comme l'aurait tendrement formulé Mischka "merdi Delphine" .

Vincent qu'on assassine (Marianne Jaeglé)

note: 5Fascinant ! Myriam - 5 juin 2019

Marianne Jaeglé s'appuie sur les recherches de deux historiens et sur la correspondance entre les frères Van gogh pour réfuter la thèse officielle autour de la mort de Vincent. Elle retrace son parcours depuis Arles jusqu'à ses derniers jours à Auvers sur Oise. Vincent Van Gogh ne serait pas l'être fou, dépressif et suicidaire, tant décrit. Il est plutôt différent,ultra-sensible, insatisfait et passionné jusqu'à l'épuisement pour sa peinture. C'est aussi un homme en grande souffrance, à la recherche de l'amour paternel et en quête de reconnaissance picturale. Elle évoque la relation quasi-fusionnelle entre les deux frères. D'ailleurs, Théo ne survivra pas à la mort "accidentelle" de Vincent.

Un roman poignant et passionnant. Marianne Jaeglé signe là un bel hommage pour ce peintre méconnu et méprisé à son époque.
La vie de Vincent ne laisse pas le lecteur indifférent ni indemne, tant il est touché. Une fois refermé le livre, il n'a qu'une seule envie, s'offrir un voyage à Auvers sur Oise et Amsterdam pour une immersion complète dans son oeuvre.

A découvrir aussi le DVD " moi Van Gogh" avec la voix off de l'acteur Jacques Gamblin ainsi que le magnifique livre de Judith Perrignon "c'était mon frère"

Charlotte (David Foenkinos)

note: 5Bouleversant! Myriam - 28 mai 2016

L’auteur découvre par le plus grand des hasards, au cours d’une exposition, l’œuvre picturale de Charlotte Salomon, artiste Berlinoise, morte à Auschwitz. Il s’empare de son roman graphique Vie ? ou Théâtre ? Troublé et fasciné, il lui dédie un roman, sous la forme d’un long poème, où il retrace son parcours et son destin tragique. Il relate aussi l’une des pages les plus sombres de notre Histoire.
Il réussit à communiquer son émerveillement au lecteur et à nous inciter à découvrir sa peinture.
Un très bel hommage sincère, sobre et poignant.
L’un des plus beaux textes de David Foenkinos.

Ahlam (Marc Trévidic)

note: 4Un roman nécessaire! Myriam - 13 mai 2016

« Ahlam » est un roman audacieux, documenté, instructif ; écrit par l’ancien juge antiterroriste.
Il décrit un pan de l’histoire tunisienne après les années 2000 avec la montée de l’intégrisme, à travers le parcours d’Issam et Alham.
Ils sont frère et sœur, inséparables, complices et doués pour les arts.
Pourtant, ils choisissent un destin différent et opposé.
Issam, même s’il est en proie au doute se radicalise au contact des salafistes et choisit la voie du jihad .
Ahlam devient l’égérie de la « révolution de jasmin », refuse la soumission et choisit la liberté, au péril de sa vie et au mépris du danger.
Dans ce roman, l’auteur aborde un sujet brûlant, délicat et d’actualité . Même si la trame est située en Tunisie, l’histoire pourrait concerner n’importe quel pays.
Celle-ci est glaçante et terrifiante.
L’auteur oppose l’art au fanatisme religieux .Il décortique les mécanismes d’embrigadement dont les jeunes sont victimes, quelque soit leurs origines sociales. Il analyse le régime de terreur et d’intimidation mis en place.
Marc Trévidic nous offre un roman puissant et un très beau portrait de femme . Une manière de rendre hommage au courage de toutes ces femmes qui résistent et osent défier les intégristes.

règne du vivant (Le) (Alice Ferney)

note: 5Ne détournons pas le regard! Myriam - 13 mai 2016

A travers le personnage de Magnus Wallace, A. Ferney rend hommage à Paul Watson, militant écologiste aux méthodes subversives et radicales, mais ô combien justifiées.
Elle nous livre un essai poignant, militant et convaincant, une ode poétique à la beauté des océans , un plaidoyer pour la sauvegarde des baleines et des requins, espèces en voie de disparition.
Elle dénonce la cupidité, la barbarie et la cruauté de ceux qui pillent et dévastent l’océan en toute impunité et sous l’œil bienveillant et complice des autorités.
Elle utilise les mêmes armes que Paul Watson. Elle lance un cri d’alarme, elle heurte dans le seul but de réveiller les consciences. Ne détournons pas le regard, même si certaines descriptions sont insoutenables et violentes.
Pari réussi : le lecteur épouse le combat de Magnus Wallace, alias Paul Watson. La scène finale suscite l’effroi, la colère et l’indignation. Il est urgent de réagir avant que ne cesse « le règne du vivant », n’oublions pas que le sort des animaux et des humains sont étroitement liés.

A lire urgemment, à remettre entre toutes les mains et à méditer.
Quel avenir voulons-nous transmettre à nos enfants ou plutôt quelle planète voulons -nous leur léguer ?


Il reste la poussière (Sandrine Collette)

note: 5Des paysages arides, une nature humaine âpre. Myriam - 22 avril 2016

Après les vignobles Champenois, la montagne Albanaise, S. Collette situe son dernier roman en Patagonie à la fin du XIXè siècle. Elle nous confronte à une nature inhospitalière et nous plonge dans un huit clos familial oppressant.
Dans cette ferme isolée, l’arrivée du petit dernier, Raphaël déchaîne la colère et la haine des aînés sous le regard indifférent de la « mère ».
Le jeune Raphaël se réfugie auprès de ses chiens et de son cheval dont il recherche la tendresse et les caresses, seul moyen de survivre dans cet univers violent et inhumain.
Le lecteur adopte sans concession le jeune Raphaël, partage sa souffrance, sa révolte, ses doutes et tremble lorsqu’il opte pour le mauvais choix. Celui-ci déchaînera une violence sans limites.
Un roman social dans la même veine que C. Dickens.
Un roman psychologique cruel et violent.
Un thème universel : l’avidité et la cupidité de l’homme.
Le jeune Raphaël nous livre une très belle leçon de vie et l’auteur referme son livre sur une lueur d’espoir et d’humanité.


Terre des ours (Guillaume Vincent)

note: 5La nature dans son plus bel écrin! Myriam - 4 décembre 2015

A la différence des films « la planète blanche » et « un jour sur terre », le message n’est ni écologique ni alarmiste.

Laissez-vous bercer par la musique et la voix enchanteresses de Cécile Corbel.
Découvrez une nature sublime, sauvage et vierge de toute trace humaine : Kamchatka, à l’est de la Sibérie, le royaume des ours bruns.
Instructif et passionnant, le cinéaste réalise une prouesse technique, filmer l’ours brun de telle manière que le spectateur ait l’illusion de l’approcher au plus près et de le caresser. Il capte la vie des ours et Marion Cotillard raconte leur histoire, leur lutte pour survivre : se préparer à l’hiver, survivre à l’hiver et se remettre de l’hiver.
Ce magnifique film animalier est à la fois drôle, émouvant et grave.
Gageons que cette terre sauvage, cette terre des ours reste préservée de toute empreinte et destruction humaine.
Gageons que ce film donne l’envie aux générations actuelles et futures de protéger la nature et de préserver les espèces.

De l'autre côté du mur (Christian Schwochow)

note: 4Une page de l'histoire de l'Allemagne divisée méconnue Myriam - 4 décembre 2015

Ce film est adapté du livre « Feu de camp » de l’écrivaine allemande Julia Franck.

A la différence des films « Barbara » et « La vie des autres », l’histoire ne se déroule pas uniquement en Allemagne de L’Est mais en grande partie en Allemagne de l’Ouest dans un centre d’accueil des réfugiés.
Le cinéaste retrace le parcours de Nelly et de son fils, leur fuite de la RDA , sa déception à son arrivée en RFA, pays de la démocratie et des libertés. Elle est suspecte aux yeux des services secrets allemand et de la CIA. Elle doit répondre aux mêmes questions, faire face au même harcèlement et à la même humiliation qu’en RDA. Elle a peur, se méfie de tous et sombre progressivement dans la paranoïa dont la principale victime est son fils. Le cinéaste arrive habilement à semer le doute et l’effroi chez le spectateur, en instaurant un malaise et une tension palpables. La fin est assez étrange même s’il y a un espoir. Le spectateur reste avec des questions sans réponse.
Même si le film se déroule dans les années 70 en pleine guerre froide, il traite d’un thème toujours d’actualité : l’exil. Le cinéaste filme le quotidien difficile et la promiscuité dans un centre de réfugiés, le parcours du combattant pour obtenir l’asile et des papiers. Il évoque la désillusion et la difficulté de s’intégrer à un pays même si on parle la même langue.

Miaou ! Le quotidien de Moustic n° 1
Miaou ! (Minori Kakio)

note: 4A adopter sans hésiter ! Myriam - 25 novembre 2015

Suivez et partagez les aventures de cet attendrissant et curieux chaton ( Moustic) et de ses compères.
Découvrez un duo atypique et irrésistible, celui de ce chaton et d’une canne, renommée Tata Casse-Croûte.
Même si cette idée l’a effleuré à la première rencontre, il n’est pas question de se comporter en prédateur et d’en faire son casse-croûte. Leur relation est beaucoup plus subtile, ils ont noué des liens protecteurs et affectifs.
En sera-t-il toujours ainsi ? Un chat peut-il vraiment se lier d’amitié avec une proie ? En grandissant son instinct de chasseur ne risque t’ il pas de prendre le dessus ?
Faîtes aussi la connaissance avec la terreur du quartier : Big Boss, un gros matou balafré, acariâtre, mais au cœur tendre.

C’est mignon, tendre, frais et drôle. Une ode à la différence et à l’amitié!
Des dessins réussis et très réalistes.
Des personnages attachants.
Difficile de ne pas craquer, quel que soit notre âge !

Ne lâche pas ma main (Michel Bussi)

note: 4Un polar machiavélique dans un décor de rêve! Myriam - 20 juin 2015

Une intrigue banale, une enquête classique et pourtant Michel Bussi maîtrise parfaitement le suspense. Il distille les indices au compte-gouttes, les révélations avec parcimonie. Il multiplie les coups de théâtre et les fausses pistes pour mieux embrouiller et désarçonner le lecteur.
Finalement, Martial est- il réellement coupable?
Son enquête est émaillée du point de vue des différents protagonistes. Celui de la petite fille Sofa est le plus émouvant. Du haut de ses 6 ans, elle analyse la situation avec une lucidité déconcertante.
Michel Bussi, professeur de géographie, nous invite aussi à travers cette chasse à l’homme effrénée, à découvrir les merveilles de l’île de la réunion : des plages paradisiaques, des paysages merveilleux et vertigineux, des saveurs épicées, une population multiculturelle et une langue savoureuse. Il dépeint également la triste réalité économique et sociale de l’île, aux antipodes de ce qui est vanté par les agences de voyage.

Complètement cramé ! (Gilles Legardinier)

note: 5une bouffée d'oxygène! Myriam - 18 juin 2015

Si vous avez aimé « et puis paulette. », vous allez adorer ce livre.
L’auteur exploite la même veine, l’amitié et l’entraide intergénérationnelle au –delà des
Frontières et des différences culturelles. Les railleries franco-britanniques sont délicieuses.
Un roman jubilatoire, philosophique et optimiste.
Un roman plein de fraîcheur et de gaité malgré les vicissitudes de la vie.

royaumes de Nashira (Les) n° 2
épée des rebelles (L') (Licia Troisi)

note: 5Captivant! Myriam - 18 juin 2015

Licia Troisi nous avait enthousiasmés et laissés orphelins avec le 9ème tome des « Chroniques du monde Emergé ». Une série qu’elle avait clôt d’une manière sombre et tragique.
Par contre, sa série « la fille au dragon » était décevante.
Elle nous enchante à nouveau avec une excellente série d’héroic fantasy « les royaumes de Nashira » où nous retrouvons ce qui nous avait tant fait vibrer.
Tout comme Nihal et Sennar ; Talitha et Saiph se complètent et ont des personnalités différentes. Elle est impétueuse, rebelle et guerrière. Il est réfléchi, patient et arbore une certaine sagesse. Il y a aussi des combats épiques, de la magie et des dragons.

A la différence des chroniques du monde émergé, Licia Troisi aborde une thématique chère à la science-fiction, le désastre écologique et le changement climatique. Nihal devait sauver le monde émergé du Tyran. Talitha doit trouver un moyen d’empêcher la destruction de sa planète et libérer un peuple de l'esclavage.

La série « Les royaumes de Nashira » est aussi une ode à la liberté et un plaidoyer contre l’esclavagisme et la guerre. Elle analyse les ressorts de la vengeance, de la colère et de la haine.
Talitha devra trouver une réponse à un dilemme, que Saiph a déjà tranché.
La conquête de la liberté peut-elle se faire à n’importe quel prix ? Les opprimés d’hier, au nom de ce qu’ils ont subi et supporté pendant des siècles, peuvent ils se comporter de la même manière que les Talarites ou veiller plutôt à construire un monde plus juste et différent ? La fin justifie t ’elle les moyens ?

Une intrigue complexe, rythmée, bien menée et sans temps mort.
Un dénouement avec un rebondissement théâtral et une fin frustrante.
Impatiente de lire la suite !!

Barbara (Christian Petzold)

note: 4Ce qu'était la RDA ou comment survivre sous une dictature Myriam - 28 avril 2015


Le cinéaste allemand Christian Petzold aborde la même thématique que « Good bye Lénine » ou « la vie des autres », tout en proposant un autre regard sur l’Allemagne de l’Est des années 80.
A partir d’une mise en scène sobre et épurée, C. Petzold crée une atmosphère oppressante et convaincante, celle d’un régime totalitaire, où le mot liberté est banni de toutes les lèvres.
Les allemands de l’est vivent dans la peur et la crainte, d’être suspectés, trahis ou dénoncés.
Faire confiance, aimer ou se lier d’amitié est quasi impossible.
Ce film est magnifiquement interprété par Nina Hoss, l’égérie de C. Petzold.
Elle incarne Barbara, un personnage énigmatique, distant, résigné et pourtant terriblement séduisant et humain. Soupçonnée de vouloir passer à l’Ouest, elle est traquée par la STASI.
Elle ne peut se fier ni se confier à personne, elle a préféré s’enfermer dans le mutisme et s’abriter derrière un regard sombre et fuyant.
Le spectateur est surpris par le dénouement choisi par le réalisateur. Barbara, en proie au doute, trouvera finalement une réponse à un terrible dilemme, partir ou rester, en d’autres termes fuir ou résister et croire à une autre Allemagne.

sauveteur (Le) (Jiro Taniguchi)

note: 5Des grands espaces à la jungle urbaine! Myriam - 27 mars 2015

Un manga rythmé et captivant dédié à tous les amoureux de la montagne et aux lecteurs de polars.
Il permet de découvrir une autre facette de l’auteur. A travers une enquête policière, il aborde un sujet de société avec beaucoup de délicatesse, de subtilité et de pudeur : l’abus des mineures.
Ce manga est aussi une ode à l’amitié. Shiga, tenu par une promesse, quitte son refuge en montagne, pour retrouver coûte que coûte la fille d’un de ses amis, dans les bas-fonds de Tokkyo. Shiga est un personnage attachant, charismatique et aussi déterminé que le héros du « Sommet des dieux » et « K ». Il assimile cette enquête à une mission de sauvetage en montagne. Les qualités requises pour un alpiniste lui seront nécessaires pour contourner les écueils, apprécier la situation et réussir là où la police a échoué.
La fin est stupéfiante et vertigineuse, le lecteur peine et vibre aux côtés de Shiga.
Ce polar urbain est une réussite et se lit d’une traite, même s’il est moins émouvant que le sommet des Dieux. A découvrir ou à relire!

Sous le toit du monde (Bernadette Pécassou-Camebrac)

note: 5Engagé, dérangeant et violent Myriam - 13 mars 2015

Le Népal, terre de rêve et de conquête , paradis des trekkeurs et des alpinistes, avides de fouler et de gravir l’un des plus hauts sommets de la planète : Sagamartha ou l’Everest.
L’auteur nous offre un autre regard sur le toit du monde, celui d’une triste réalité non relayée par les guides touristiques ou les médias.
Elle dénonce les déviances de ce tourisme commercial, qui a fait de l’ Everest une immense décharge à ciel ouvert.
Le lecteur découvre un Népal corrompu, endeuillé par les violences entre les castes, déchiré entre la modernité et la tradition ainsi que la triste condition réservée aux femmes.
L’auteur s’est inspiré de faits réels. Au-delà du témoignage, ce roman est un cri déchirant pour l’ émancipation des femmes, l’égalité, la liberté de la presse et d’expression. A travers son personnage, l’ auteur rend hommage au courage de toutes ces femmes journalistes ainsi qu’ à toutes les victimes de la liberté d’expression.

Tombeau des lucioles (Le) (Isao Takahata)

note: 5un chef d'oeuvre inoubliable! Myriam - 20 décembre 2014

Isao Takahata nous livre un film d’animation pudique, poétique, bouleversant et cruellement réaliste.
Il met en scène deux orphelins, un garçon Seita et sa petite sœur. Ils tentent de lutter et de survivre dans un Japon ravagé par la guerre et la famine.
Seita veille tendrement sur sa petite sœur , l’éloigne de la violence, de la bêtise humaine en préservant son innocence et en exploitant sa capacité à s’émerveiller et à rire.
Le cinéaste dénonce la folie des hommes, les ravages de la guerre dont les premières victimes sont les civils dont les enfants.
Le tombeau des lucioles est une ode à la paix et à l’amour fraternel.
Ce film prend aux tripes ! La relation magique entre ces deux enfants nous touche et l’issue tragique ne nous laisse pas indemne.
A voir absolument !

épreuve (L') n° 1
labyrinthe (Le) (James Dashner)

note: 4Survivre ! Myriam - 2 octobre 2014

Un roman de science -fiction captivant .
Une dystopie inquiétante et effrayante.
L’auteur ne ménage pas le lecteur et le plonge dès les premières pages dans l’horreur.
Il brouille les pistes, tout en distillant avec parcimonie des indices et des révélations.
Les personnages sont attachants et une scène est très émouvante.
L’épilogue ouvre une nouvelle brèche et nous déstabilise, renforçant l’ultime conviction que le pire est à venir.

Leila et la mémoire des roses (Ghislaine Biondi)

note: 5bouleversant! Myriam - 26 septembre 2014

Leïla, ado de 13 ans, en a assez d’être trimballée de ville en ville, parce que sa mère a la bougeotte.
Difficile de s’intégrer et de se faire de nouveaux amis lorsqu’on arrive en cours d’année!
Et pourtant, à chaque fois c’est l’occasion de très belles rencontres avec des adultes.
Dans ce livre, ce sera avec une vieille dame Me Rosenberg , dite Rose : une rencontre différente et émouvante. L’occasion d’évoquer la déportation des juifs, le courage et l’héroïsme des uns et la lâcheté des autres.
L' héroïne est très attachante et très mature. Elle saisit l’occasion que lui offre la prof de français d’écrire un portrait pour évoquer la folie et la barbarie des hommes, en s’inspirant de ce qu’a vécu Me Rosenberg.
Ce roman militant, dénonce l’absurdité de toutes les guerres. L’auteur écrit un très beau message de paix et rend hommage à toutes les victimes des guerres à travers le monde d’hier et d’aujourd’hui.

école du tonnerre (L') (Sylvie Deshors)

note: 4Dérangeant! Myriam - 26 septembre 2014

On retrouve la finesse et la justesse de la plume de l’auteur sur la différence qu’elle soit interculturelle (Sensha, fille de Mongolie) ou liée au handicap ( ici, avec la surdité)
Elle dénonce la difficulté de l’éducation nationale à intégrer des enfants handicapés (manque de formation).Elle met à l’honneur la capacité de certains enfants à accepter et à protéger des enfants différents.
Ce roman est le reflet de notre société qui accueille si difficilement la différence.
Un roman incisif, une très belle leçon de vie et de tolérance. Mieux appréhender le handicap en le comprenant et ne pas le rejeter par ignorance. Un très beau roman pour s’ouvrir aux autres et à toute différence. Dès le Cm

nouveau roi de la France (Le) (Gilles Abier)

note: 5efficace! Myriam - 26 septembre 2014

Un roman drôle, léger, frais et plein de tendresse. Une thématique chère à l’auteur : jalousie, amour exclusif,peur d’être délaissé, d’être moins aimé.
Cette aventure complètement loufoque resserre les liens de cette famille recomposée et crée une réelle complicité entre les enfants. Cette expérience a fera mûrir Adrien. Il sera prêt à partager sa maman et à accepter son mariage Une manière originale de traiter la jalousie, au même titre que « maintenant, nous sommes deux » d' Antonio Malpica.

Clodomir Mousqueton (Christine Naumann-Villemin)

note: 4à ne pas manquer! Myriam - 26 septembre 2014

On retrouve avec plaisir la plume, l’humour et la verve de C. Naumann- Villemin. Les enfants auront plaisir à retrouver l’auteur de Nina, Rabounia…
Un premier roman réussi, une histoire sympathique et très drôle. Des illustrations hilarantes et fantaisistes.
Ce roman fera dresser les cheveux de plus d’un bibliothécaire, sur la manière dont le livre est utilisé par Clodomir !
Ce roman ravira tous les bibliothécaires et enseignants, quant à la détermination de lire du petit Marcel et aux plaisirs procurés par la lecture . Ce roman enchantera tous les enfants, tant les situations sont cocasses !
Un excellent roman pour donner le goût de la lecture. Dès le Ce1

Henri n° 1
Henri a les oreilles qui bougent (Yves Grevet)

note: 4Ce serait génial, non? Myriam - 26 septembre 2014

Une nouvelle série dans l’univers de l’école à découvrir. Les titres sont à lire dans l'ordre.
Il y a un petit nouveau dans la classe de Manon. Il s’appelle Henri et ne connaît pas le français. D’après la maîtresse, il vient de très loin et là où il vivait, tout était différent. Henri ressemble physiquement à tous les autres enfants, pourtant il attise la curiosité. Il est très étrange, il a une faculté à apprendre très vite, trop vite. De quel pays vient il ? ou plutôt de quelle planète viendrait il ? Les élèves suspectent des pouvoirs magiques. Il a le don de faire changer d’avis la maîtresse ou de la paralyser pour que la récré dure plus longtemps.
Une série très sympathique dès le Ce1 avec une dose de suspense et de fantastique par l’auteur de Meto.
Un héros attachant, énigmatique et bien mystérieux. Est-ce un magicien ? un extraterrestre ? un sorcier ?
On a hâte d’en savoir un peu plus sur ses origines et la nature de ses pouvoirs, qui ne sont toujours pas révélés dans le 2è tome. Manon le protège, se soucie de lui et veut préserver son secret. Qu’elle l’oublie un peu, nous voulons savoir !!!!!
Cette série rencontrera un vif succès. Qui n’a pas rêvé enfant d’avoir un tel allié dans sa classe ?

Au royaume de Volaria n° 1
choix de Dana (Le) (Michaël Espinosa)

note: 5Mystère, magie, combats épiques Myriam - 26 septembre 2014

Une excellente initiation à l'univers de la fantasy et de ses codes. Les personnages sont attachants, déterminés et énigmatiques. L'histoire est rythmée et fluide.Les révélations inattendues et surprenantes augurent une série très prometteuse.Ce n'est pas un hasard si l'héroïne ait voulu rejoindre cette corporation.Tel est son destin et sa mission.
Dès le CM1

Arrietty (Hiromasa Yonebayashi)

note: 5Un enchantement ! Myriam - 20 septembre 2014

Un univers merveilleux et apaisant.
Une rencontre magique.
Une histoire pleine de poésie et de douceur.
Des décors éblouissants, des personnages attachants.
Une musique mélancolique et envoûtante interprétée par Cécile Corbel.
A voir et revoir! Un pur bonheur!

Effacée n° 1 (Teri Terry)

note: 4 inquiétant! Myriam - 21 juillet 2014

Une société semble avoir trouver le moyen d'endiguer la criminalité et la violence des jeunes, à travers l'effacement.
Une dystopie sombre, inquiétante et une fin déroutante, frustrante!
Le lecteur épouse la quête d’ identité et la recherche de la vérité de l'héroïne.
Il tâtonne à ses côtés , partage ses doutes,ses peurs, ses interrogations .
Pourquoi des lycéens disparaissent sans laisser de traces? Pourquoi a-t-elle été effacée ?
Qu’a-t-elle commis ? Est – elle réellement une criminelle ?
A qui peut-elle faire confiance ?
Et surtout que cache l’effacement ?
Une série très prometteuse!

Vertige (Franck Thilliez)

note: 4Un thriller en haute montagne! Myriam - 21 juillet 2014


Une vengeance machiavélique
Un thriller glacial et vertigineux
A lire bien encordé pour ne pas dévisser !

Intérieur nord (Marcus Malte)

note: 4Une réussite! Myriam - 21 juillet 2014

Un recueil de 4 nouvelles bouleversantes
4 récits intimistes, 4 destins , 4 rencontres
4 voix d’hommes fragiles : ils se souviennent, s’interrogent et dévoilent une tranche de leur vie :
Solitude, deuil impossible, amour, passion
Marcus Malte les accompagne et leur prête une plume juste, tendre et mélancolique
Mes préférées : Musher et Jeanne, ma Jeanne

fabrique du monde (La) (Sophie Van der Linden)

note: 5bouleversant! Myriam - 21 juillet 2014

Le lecteur est attiré par cette magnifique couverture et intrigué par ce titre. Il ne ressort pas indemne de cette lecture bouleversante et déroutante.
L'auteur dénonce les conditions de travail inhumaines et esclavagistes de l'industrie textile de la Chine du XXè siècle.
Elle nous invite à vivre quelques journées aux côtés de Mei, 17 ans. Elle succède aux héroïnes des tragédies grecques. Docile, rêveuse... elle doute et se révolte. Epuisée, elle aspire à une autre vie, à une rencontre, à l'amour...
Et ce rêve rejoint la réalité.
L'auteur signe un magnifique roman d'apprentissage, incisif, sombre et sensuel.

Maintenant nous sommes deux (Antonio Malpica)

note: 5Alerte! une petite soeur ! Myriam - 21 juillet 2014

Antonio Malpica nous livre un petit roman sympathique et très original sur la jalousie et la peur de ne plus exister à l’arrivée d’une petite sœur. A travers une histoire malicieuse et humoristique, ce roman réaliste réconforte, apaise et célèbre l’amour fraternel, la complicité et le jeu.

Qui veut le coeur d'Artie Show ? (Emmanuel Trédez)

note: 5sérial lover! Myriam - 21 juillet 2014

Un roman policier ludique et très bien ficelé. Le lecteur est invité dans les coulisses de cette enquête, en découvrant simultanément le journal intime d'Artie Show et les extraits du journal du collège.
Le suspense est insoutenable, le lecteur est impatient de découvrir qui se cache derrière ce mystérieux Artie Show. La fin est "bluffante".
Une lecture rafraîchissante et amusante pour tous, en particulier pour les garçons, si vous manquez d'inspiration pour déclarer votre flamme à l'élue de votre coeur.
Comme dans ses autres romans, E. Trédez jongle avec les mots et les figures de style.
Si vous aimez les romans humoristiques, ne manquez pas du même auteur : FDD, fatou Diallo détective et Hercule, attention travaux !

Fintan Fedora, le pire explorateur du monde n° 1
Fintan Fedora, le pire explorateur au monde (Clive Goddard)

note: 5destination : l'Amazonie ! Myriam - 21 juillet 2014

Fintan Fedora est loin d'être une cible facile à piéger, encore faut-il anticiper ses maladresses et éviter un déchaînement de catastrophes !
Un roman d'aventures réussi et hilarant, avec des rebondissements et des gags en cascade!
Ne manquez pas ce roman, il vous garantit un excellent moment de détente et des éclats de rire.
Par contre, ne vous avisez pas de fréquenter Fintan ou c'est à vos risques et périls.
On attend la suite avec impatience.

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